KT : Kit Semaine sainte en famille




Du dimanche des rameaux au Dimanche de Pâques : 6 petites célébrations pour la maison « S’ils se taisent, les pierres crieront ! ». Ce verset de l’Evangile de Luc ouvre le temps de Pâques. ll nous invite au témoignage : « S’ils se taisent, les pierres crieront ! ».

Nous inviterons les enfants à réaliser un parcours semé de pierres, des cailloux de nos vies à la pierre roulée du tombeau vide.

Des pierres comme ces petits cailloux de la vie, à la fois repères sur le chemin, mémorial, pierres du Temple de Jérusalem, mais aussi pierre d’achoppement, pierre de scandale qu’est la Croix, jusqu’à la pierre roulée du matin de Pâques.

Voici une série de petites narrations rapportant les événements des Évangiles au sujet de la semaine de Pâques « J’écoute ». Elles sont accompagnées d’un début de réflexion en lien avec le texte biblique et la vie courante : « je réfléchis ». Enfin, une action est suggérée, laissant libre cours à l’imagination : « j’agis » et qui conduira vers une prière que chacun, chacune peut personnaliser : « je prie ».

  • Dimanche des rameaux : un joyeux cortège
  • Jeudi saint : l’honneur de servir
  • Vendredi Saint : une mort bouleversante
  • Samedi saint : une triste journée tournée vers l’espérance
  • Dimanche de Pâques : la grande surprise
  • Lundi de Pâques : le compagnon inattendu

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Matériel et préparation : si on peut, Il faudrait se procurer six pierres par enfant. Au travers des petits travaux que nous proposons, elles serviront de liens entre tous ces jours particuliers : dimanche des rameaux, jeudi, vendredi, samedi, dimanche de Pâques, lundi de Pâques.

Les pierres peuvent aussi se préparer avec des la pâte à modeler ou du papier mâché ou en dessin ou en pâte à sel. Amusez vous, faites vivre votre imagination !

POUR FINIR : Prendre en photo les 6 pierres du chemin de Pâques et les envoyer à la famille ou/et aux amis du KT ET à l’animateur/trice du kt qui a envoyé ce parcours.

Recette de la pâte à sel :

  • 1 saladier
  • Verser 1 verre de sel fin, 2 verres de farine ordinaire
  • Mélanger avec les mains sel et farine
  • Ajouter 1 verre d’eau tiède
  • Malaxer avec les doigts jusqu’à obtenir votre pâte à sel
  • Ensuite modelage choisi par chacun

Astuce : avant de cuire, laisser sécher de 12h00 à maximum 2 jours au sec.

Puis faire cuire entre 75°c à 100°c maximum (plus chaud cela fait gonfler la pâte) environ 1h. Une fois cuit, on peut peindre avec de la peinture alimentaire, soit du curry, safran, paprika, de la poudre de craie.

 


Dimanche des rameaux : un joyeux cortège

  • Narration, « J’écoute » : Sur cette route vers Jérusalem, voilà que Jésus et ses disciples s’approchent d’un village portant le nom de Béthanie. Jésus envoie deux de ses disciples vers le village, chercher un âne qui lui est destiné. Jésus s’assied sur le jeune âne et ils montent la colline vers Jérusalem. Ses amis mettent leurs vêtements sur le dos de l’âne et d’autres osent même les étendre par terre pour en faire comme un tapis devant le cortège. C’est soudain comme une grande fête, et tous se mettent à chanter et à louer à pleins poumons pour tout ce qu’ils ont vu et vécu avec Jésus. Ils crient : » Bénis soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » D’autres, gênés, veulent faire taire la foule. Alors Jésus dit cette étrange parole : « je vous le dis, si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront. » (D’après l’évangile de Luc, chapitre 19, versets 20 à 39).
  • « Je réfléchis » : Jésus a pris soin de choisir une monture humble qui parle plutôt de service que de glorieuse victoire. En ces temps-là, beaucoup attendaient quelqu ’un qui les délivre de l’occupation des romains ou d’un pouvoir religieux, quelqu’un, qui serait un roi, un guerrier. Peut-être certains pensent-ils que Jésus a ce pouvoir, mais pour beaucoup d’autres, Jésus est le porte-parole de Dieu, son serviteur, à moins qu’il ne soit…le Fils de Dieu, le Dieu vivant !
  • « J’agis » : Nous vous proposons de « faire crier les pierres » par la prière ! Choisir six pierres qui plaisent dans le jardin, plutôt plates, ou bien dessiner six pierres sur du papier épais ou bien les préparer avec de la pâte à modeler ou avec du papier mâché ou pâte à sel. Aligner ces pierres comme un chemin, afin qu’elles accompagnent cette semaine. Pour ce dimanche des rameaux, dessiner sur l’une d’elles un feuillage d’un côté et inscrire sur l’autre côté quelque chose qui réjouit le cœur.
  • « Je prie » : Voici l’Envoyé de Dieu. Acclamons-le, car il vient pour nous annoncer le Dieu vivant ! Si nous nous taisons, les pierres crieront sa gloire et sa vérité. Seigneur, que nos cœurs de pierre se changent en cœurs vivants et aimants.

Jeudi saint : l’honneur de servir

  • Narration : « J’écoute, je lis » C’est Jeudi soir. Les disciples de Jésus vont manger le repas traditionnel de la Pâque. Il y a des coupes avec du vin, du pain, de la viande d’agneau et des herbes amères. Avant de se mettre à table, tout poussiéreux après leur journée de marche, ils vont se laver les pieds, selon la coutume. Jésus prend une serviette, une cuvette, de l‘eau et commence à laver les pieds de ses disciples. Lorsque Jésus arrive à Pierre, Pierre ne veut pas que son Maître se baisse devant lui et lui lave les pieds. Il veut, lui, laver les pieds de Jésus. « Mais non ! dit Jésus, c’est moi qui te lave les pieds. Moi je suis venu comme un serviteur. » Puis il revient à table et leur dit : « Voilà, je vous montre l’exemple pour que vous pensiez vous aussi à vous aider, à vous rendre service. Si vous voulez avoir une quelconque importance aux yeux de Dieu, il ne faut pas hésiter à vous rendre service humblement. » Ensuite, ils prennent le repas puis ils partent se reposer dans un jardin. (D’après l’évangile de Jean, chapitre 13)
  • « Je réfléchis » : Laver les pieds est un geste d’accueil, de reconnaissance et de service. Beaucoup de gens font des choses pour nous, à la maison, à l’école, à l’Eglise…d’autres autour de nous ont sans doute besoin que nous les aidions.
  • « J’agis » : Quel geste pourrions-nous faire pour rendre service à quelqu’un ?  On peut peindre la deuxième pierre en bleu, couleur de l’eau, et écrire sur cette pierre une action que l’on pourrait faire pour quelqu’un, et la réaliser effectivement ! En ce moment, on nous rappelle l’importance de se laver soigneusement et souvent les mains. Et si nous prenions le temps de laver soigneusement les mains de quelqu’un de notre famille, en signe de service ?
  • « Je prie » : Seigneur aide-moi à voir celui qui a besoin de moi. Merci Seigneur, parce que tu es venu vivre avec les hommes pour leur parler, pour nous montrer et nous dire comment nous aimer et nous rendre service.

Vendredi Saint : une mort bouleversante

  • Narration : « j’écoute, je lis » C’est dans la nuit du jeudi au vendredi que Jésus est arrêté. Il est jugé par un tribunal romain représenté par Pilate. C’est pourtant le peuple, encouragé par les responsables religieux, qui va le condamner à mort. Ce même vendredi, près de midi, il sera cloué sur la croix.
    Mais d’abord il y a une longue et pénible montée vers la colline de l’exécution, celle qu’on appelle Golgotha. Jésus est crucifié avec deux malfaiteurs. Leur supplice est terrible car la mort est très lente. En plein jour, les ténèbres accompagnent leur souffrance jusqu’à trois heures de l’après-midi. Jésus pousse son dernier cri d’agonie : » Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Le soldat qui garde les suppliciés est profondément bouleversé. Pour lui, pas de doute, cet homme qui vient de mourir est un juste, un innocent. Les témoins qui sont restés se frappent la poitrine : quelle horreur ! Et s’il était le Fils de Dieu ? (D’après l’évangile de Luc, chapitre 23 versets 33 à 49)
  • « Je réfléchis » : La mort d’un être cher nous révolte toujours. La mort injuste, la torture et le meurtre sont pires encore. C’est pour cela que la croix reste un symbole pour toute injustice, mais elle parle aussi d’un seul homme, Jésus, mort pour tous les humains.
  • « J’agis » : Choisir la pierre qui convient pour ce jour particulier. Avec un feutre rouge y dessiner une croix, et sur la croix, avec un feutre noir, inscrire une injustice que l’on souhaite voir disparaître.
  • « Je prie » : En ce moment, particulièrement à cause d’un nouveau virus, des gens ont peur, des gens meurent. A tous ceux qui ont de la peine, à tous ceux qui souffrent, à tous ceux qui ont peur, Seigneur tu dis : « Gardez espoir mes amis, ayez confiance en moi. Je suis avec vous, je ne vous abandonne pas. Avec ma mort sur la croix, je vous trace un chemin de vie. »

Samedi saint : une triste journée tournée vers l’espérance

  • Narration : « j’écoute, je lis » C’est un jour de grande tristesse. Jésus a été mis dans un tombeau. Tous ses amis sont désespérés. Certains ont des regrets de ne pas l’avoir assez écouté, suivi, de ne pas lui avoir posé toutes les questions qu’ils auraient pu lui poser. D’autres ont des remords de l’avoir abandonné, trahi, renié. C’est un jour de silence, de pleurs. Aucun ne semble se souvenir que Jésus avait annoncé, qu’après sa mort, il reviendrait à la vie. La souffrance les empêche d’espérer. Le soir, quelques femmes, des amies de Jésus, ont préparé des parfums pour aller les répandre sur le corps de Jésus au tombeau dès que le jour se lèvera. Quelle triste journée, quelle triste nuit (d’après l’évangile de Luc, chapitre 23).
  • « Je réfléchis » : En ce moment, nous devons rester chez nous, en espérant que la maladie nous épargnera. Nous pensons peut-être aux derni
    ères réunions de famille, aux derniers jeux où nous ne savions pas qu’il fallait gouter à la joie d’être tous ensemble. Nous pensons avec espérance au moment où nous pourrons retrouver ceux qu’on aime et leur dire combien nous sommes heureux que la vie revienne !
    Nous nous souvenons peut être de la mort de quelqu’un que nous aimions beaucoup. Ou bien nous pensons à des amis qui ont un deuil dans leur famille. Nous ne devrions pas faire comme les disciples qui avaient oublié les paroles de Jésus. La mort est terrible, mais elle n’est pas la fin de tout. Il y a une autre vie. Demain, c’est le dimanche de Pâques, jour où Jésus est revenu à la vie.
  • « Je prie » : Seigneur, merci pour tous les gens qui nous aiment et que nous aimons. Nous te prions de consoler ceux qui ont perdu quelqu’un qu’ils aiment. Nous te demandons de mettre dans nos cœurs une espérance qui éclaire la nuit de la tristesse.
  • « J’agis » : Demain c’est Pâques, jour de la vie. En pensant à la vie qui va reprendre son cours, on peut écrire une lettre à quelqu’un que nous ne voyons pas en ce moment et nous pouvons la poster dans cette journée d’espérance.
    On peut préparer, ce soir, une belle table pour le petit déjeuner de demain. On peut décorer la maison.
    Colorier un coté de la quatrième pierre d’une couleur qui semble triste et l’autre côté d’une couleur que l’on trouve gaie. Aujourd’hui, samedi, laisser le coté plus triste apparent et demain, retourner la pierre pour exprimer la joie. Les pierres de toute la semaine peuvent faire un chemin de table sur la table ainsi préparée.

Dimanche de Pâques : la grande surprise

  • Narration : « J’écoute, je lis » Lorsque le soleil se lève, deux des amies de Jésus prennent le chemin du cimetière. L’inquiétude se fait dans leur cœur : « Qui roulera la pierre de l’entrée du tombeau ? ». Elle est en effet trop lourde pour leurs pauvres forces. En arrivant à l’endroit du cimetière, elles lèvent les yeux et voient que la pierre est enlevée. Elles entrent dans le tombeau et s’effrayent d’y trouver, non pas leur ami qui a été crucifié, mais un jeune homme vêtu de blanc, assis exactement à l’endroit où le corps de Jésus aurait dû reposer. Le jeune homme dit : « Ne vous effrayer pas. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié. Il est ressuscité. Allez dire à Pierre et à ses amis qu’il vous attend en Galilée ». Elles ont de la peine à croire cette étonnante nouvelle et sont très effrayées mais l’espérance de quelque chose de vivant malgré la mort commence à germer dans leur cœur (d’après l’évangile de Marc, chapitre 16, versets 1 à 8).
  • « Je réfléchis » : La nuit vient de disparaître mais pas l’horreur d’avoir perdu quelqu’un qu’on a aimé très fort et qui ne viendra plus. Il faut maintenant s’habituer à l’absence. Pour cela, certains s’appuyaient sur des coutumes, comme l’embaumement du corps à l’aide de parfums. Une coutume, encore actuelle, est de s’occuper de la tombe, la fleurir, la décorer. Ce sont des gestes qui permettent de dire son chagrin et de se souvenir. Par ce tombeau vide, Dieu nous invite à regarder ailleurs que vers la seule mort. Les coutumes ne doivent pas nous retenir, mais nous accompagner sur le chemin de l’espérance.
  • « J’agis » : On peut proposer de peindre un soleil sur une des pierres ou sur les cinq pierres de la semaine. On peut aussi relire le récit en l’accompagnant d’un bruitage à l’aide des pierres de la semaine. Ainsi on imitera les pas des femmes qui crissent sur le gravier du cimetière, leur arrêt stupéfait dans un silence, le bruit d’une pierre plus grosse, plus sonore, qui s’écarte de devant la tombe, leurs pas qui vont dans la tombe, comme si elles descendaient un escalier, solennels et lourds, et enfin le bruit de leurs de pas affolés, rapides, qui sortent du tombeau vide.
  • « Je prie » : C’est la Pâque pour moi. Le matin où Dieu s’est levé, il a voulu les hommes debout vers la vie. Je suis rempli d’espérance, il me donne un chemin nouveau, l’histoire de ma vie que je peux dessiner et écrire avec lui.

Lundi de Pâques : le compagnon inattendu

  • Narration : « J’écoute, je lis » : Plusieurs de ses amis ont vu Jésus ressuscité et ont parlé avec lui. Alors que d’autres n’y croient pas. Ce lundi, deux de ceux-là marchent sur un chemin, encore dans leur tristesse. Quelqu’un les rejoint et commence une conversation.
    Vous avez l’air triste, vous avez un problème ? Tu ne sais donc pas que notre ami, Jésus, est mort depuis quatre jours ? Ah oui ! Je sais et même je me souviens qu’il avait dit qu’il reviendrait à la vie. Alors l’homme leur parle de la Bible, de Dieu, de Jésus…Puis ils arrivent à la maison. Et ils entrent. Ils ont faim. Ils sortent du pain de leur sac. L’étranger qui a marché avec eux prend le pain, en coupe un morceau pour chacun et le leur donne. Et là, tout à coup, les deux amis se regardent, ils n’en croient pas leurs yeux : cet homme qui a marché avec eux et qui leur donne le pain, c’est lui, c’est Jésus. Ils ne l’avaient même pas reconnu… (D’après Luc 24)
  •  « Je réfléchis » : Nous aussi parfois nous avons du mal à croire tout ce qu’on nous enseigne à propos de Jésus. Pourquoi il est mort ? Comment il est ressuscité ? Est-ce que nous aussi nous ressusciterons ? Comme ces deux personnes nous avons besoin qu’on nous explique ce que nous dit la Bible.
  • « J’agis » : On peut écrire sur un des côtés de la sixième pierre une question importante que l’on se pose, ou, si c’est trop long, écrire un mot sur un bout de papier et le glisser sous la pierre ou bien envoyer par mail à la catéchèse. De l’autre côté de la pierre, mettre le nom de la personne à qui on peut aller demander une réponse.
  • « Je prie » : Seigneur Jésus, nous n’avons pas la chance que tu viennes nous rejoindre sur la route comme tu as rejoint tes amis, mais nous savons que tu es vivant et que tu marches mystérieusement avec nous. Merci de nous donner des personnes qui peuvent nous expliquer ce que nous ne comprenons pas. Merci pour les amis qui nous soutiennent dans les moments difficiles.

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Cet article a été actualisé le : 16 avril 2020

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